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Proposition d'un nutri-score animal
Actualités

L’ANSES propose un Nutri-Score du bien-être animal

Date de publication : 10/05/2024

L’ANSES à l’initiative

Dans un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation (Anses), une notation de A à E est proposée pour les aliments d'origine animale en fonction du degré de souffrance dissimulé derrière leur production. Cependant, un tel marquage n'est plus en vigueur en Europe.

Label rouge, bio... Quelles sont les garanties que ces labels offrent en matière de bien-être animal ? Il est probable que la majorité des consommateurs ne sont pas au courant, et c'est à juste titre : viande bovine, porc, lait, œufs, poulets de chair... Les règles varient en fonction du type d'élevage.

En 2020, la Commission européenne avait pris l'engagement de mettre en œuvre un indicateur de bien-être animal harmonisé dans tous les pays membres avant la fin 2023 afin d'améliorer l'information sur cette question. En 2021, en France, un groupe de spécialistes de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation a entrepris la difficile mission de trouver la meilleure approche pour concevoir un tel outil.

Beaucoup de critères pour un indicateur précis

Ces experts (vétérinaires, chercheurs en comportement animal...) suggèrent de prendre en considération de nombreux critères (qualité de l'alimentation, espace de déplacement, hygiène, conditions de transport et d'abattage...) pour obtenir une note de A à E, sur le modèle du Nutri-Score. Le A correspond donc à un produit provenant des fermes qui mettent en place les meilleures pratiques actuellement en place, tandis que le E correspond à ceux provenant des élevages qui causent le plus de souffrances.

Un indicateur facile à appréhender... mais qui n'est pas près de figurer dans les vitrines des supermarchés, car la Commission européenne a finalement repoussé sa proposition d'étiquetage du bien-être animal. Étant donné qu'aucun projet de ce genre n'est envisagé à l'échelle nationale, les consommateurs français devraient donc rester encore longtemps dans le flou sur cette question.

Thomas

Thomas, Rédacteur
chez Agriconomie.