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Machinisme

Irrigation agricole : faut-il investir en grandes cultures ?

L'investissement dans des systèmes d'irrigation avancés pour les grandes parcelles est une question cruciale. En effet, face aux défis posés par les changements climatiques, les agriculteurs voient leurs champs touchés par des périodes de sécheresse de plus en plus longues et rigoureuses. Cette nouvelle réalité climatique a un impact considérable sur la productivité agricole. Dans ce contexte,  L'utilisation judicieuse du matériel d'irrigation peut vous permettre d'assurer la continuité de la production même dans les conditions les plus arides.

Pourquoi l’irrigation en grandes cultures est un atout majeur ?

Avec des précipitations de plus en plus irrégulières, l’installation d'un dispositif de type "puits d’irrigation" vient ajouter une grande valeur ajoutée à l’exploitation. Des études estiment qu’une terre rendue irrigable obtient une plus-value de 3600€/ha. De plus, avec la réglementation en vigueur qui se durcit (être éligible à la mise en place de ce système d'irrigation) , l’acquisition d’un puits d’irrigation devient nettement plus difficile qu’avant . Malgré un coût important, investir à présent dans un système d’irrigation est un bon moyen de sécuriser la gestion de vos rendements.

Comment mettre en place votre système d’irrigation ? 

1- Effectuer un forage et installer sa pompe d’irrigation

Pour votre forage, il est évidemment nécessaire de trouver une ressource d’eau ou une nappe phréatique correspondant à vos besoins(superficie). Une fois votre forage effectué, il vous reste à installer votre pompe et son moteur. A savoir qu’un moteur de 100 chevaux, avec un débit de 50m3/h permet le bon fonctionnement d’un enrouleur.

Deux options s’offrent à vous : un système thermique ou électrique.

  • Le thermique demandera un entretien minutieux et un budget pour l’approvisionnement en carburant. Actuellement les agriculteurs sont la cible de vandalisme et de vols de carburant, le choix d’un moteur thermique n’est pas forcément le plus judicieux.
  • L’électrique quant à lui, évince ces problèmes et présente l’avantage de demander très peu d’entretien. Le moteur est directement intégré à la pompe et l’ensemble du système peut s’installer dans le puits. Attention, vous devez vous assurer d’avoir le réseau électrique à proximité avant de choisir cette configuration.

2- Installer le réseau de canalisation

Une fois votre forage et le moteur avec votre pompe installés, il vous reste à créer le réseau d’irrigation qui amènera l’eau du puits aux champs Encore une fois, vous avez deux possibilités : les canalisations souterraines ou aériennes. Un réseau de canalisation de type “aérien” présente l’avantage d’être facilement démontable. Pour autant, avec un nombre important de branchements entre les tuyaux, et d’autant plus si la distance est importante, la pression a tendance à diminuer rapidement. Découvrez nos pièces VBZ ainsi que nos raccords fonte à bride.

A noter que sur un parcours d’un 1 km de tuyaux, la perte de pression est d’environ 4 bar sur terrain plat. Selon la cartographie(plan parcellaire) de votre terrain et de vos hectares il faut donc redoubler de vigilance car la pression à la sortie de votre pompe peut être diminuée par deux. C’est principalement pour cette raison que le système de canalisations souterraines vous permet d'améliorer et donc d'adapter la couverture en eau nécessaire. La première installation est plus fastidieuse, cependant vous n’avez pas à la renouveler chaque année comme pour un réseau aérien. De plus, avec cette solution,  la pression est nettement moins faible avec ce type d’installation. Grâce à un diamètre de tuyaux plus gros, l’avantage est que vous pouvez alimenter plusieurs enrouleurs (canaux).

En grandes cultures, quel est le système d’irrigation le plus recommandé ?

L’utilisation d’un enrouleur est la manière la plus répandue d’arroser ses champs en grandes cultures. Il en existe différents modèles avec une longueur et un diamètre de bobine variables. C’est le dernier élément au bout de votre enrouleur qui va déterminer votre mode d’irrigation. En grandes cultures, deux équipements sont intéressants :

  • Le canon d’irrigation : il est réputé pour être le plus simple à utiliser et le plus économique. Avec une pression de 5 ou 6 bars, la largeur d’épandage est d’environ 70 mètres. La violence de l’eau irrigant le sol est le principal problème du canon d’irrigation. En effet, il n'est pas adapté pas aux cultures fragiles et tend au fur et à mesure à abimer l’assolement. Il n’est pas aussi recommandé lors de rafales de vent trop importantes.

    Voir nos canons pour irrigation
  • La rampe d’irrigation : L’irrigation est beaucoup moins brutale avec une rampe d’irrigation. Les gouttelettes fines sont déposées sur la plante et le sol est épargné de toute pression violente. Vous gagnez également en précision même les jours avec des conditions moins idéales. Ce système présente l'inconvénient d’être coûteux et complexe à installer.

Découvrez les différents types d'irrigation agricole dans notre autre article consacré à l'irrgation.

Quelles sont les réglementations en vigueur ?

Avant même de commencer vos travaux pour votre nouveau système d’irrigation, il est impératif de demander une autorisation ou de faire une déclaration avant d’effectuer votre forage dans les règles de l'art. Pour plus d’informations et pour effectuer les démarches, vous devez vous retourner vers la DDT et la police de l’eau de votre région. En effet, la loi sur l’eau (article R.214-1 du code de l’environnement) rend obligatoire le dépôt d’une déclaration pour tout projet de forage. Parmi les informations demandées lors de votre demande auprès de la DDT il y a l’étude hydrogéologique pour contrôler la qualité des eaux et l’incidence du forage sur la ressource en eau. À savoir qu’il est autorisé de forer dans une nappe phréatique. Pour autant, le forage nécessite certaines conditions notamment des distances minimales avec certains lieux et infrastructures.

Comment faire des économies d’eau ?

Aujourd’hui, plusieurs OAD (Outils d’Aide à la Décision) vous permettent de contrôler votre consommation et de vous aider dans vos décisions d’apport en eau. Dans ce cadre, vous pouvez par exemple mesurer la disponibilité en eau du sol via des sondes capacitives et tensiométriques, installer une station météo pour connaître l’apport en eau nécessaire sur les prochains jours ou installer un système de contrôle à distance sur votre réseau d’irrigation. Ces différents outils vous permettront de réussir  au mieux l’irrigation de vos champs durant la saison.

Ce qu'il faut retenir :

  • L'irrigation devient indispensable face aux défis climatiques, garantissant la continuité de la production.
  • Investir dans un système d'irrigation permet d'augmenter la valeur des terres et de sécuriser les rendements futurs.
  • Les étapes clés comprennent le forage, l'installation de la pompe et le choix entre système thermique ou électrique.
  • Les canalisations souterraines offrent une meilleure pression et une durabilité supérieure par rapport aux aériennes.
  • Des outils modernes comme les OAD aident à optimiser la consommation d'eau et à maximiser les rendements.

Les questions fréquentes que l'on se pose à propos de l'irrigation agricole

La production de fruits et légumes a un bel avenir avec un système d'irrigation performant. Leur besoin en eau est conséquent et un arrosage maîtrisé garantit une meilleure qualité de production. Les grandes cultures comme le maïs, le soja ou les céréales sont également à privilégier. Elles représentent une grande partie des surfaces irriguées en France. Enfin, l'agriculture biologique est en pleine expansion et l'aspersion y joue un rôle clé pour maintenir un niveau de rendement optimal. Ainsi, l'investissement dans un système d'irrigation est un levier applicable de développement pour ces productions.

En termes de rentabilité, certaines cultures se distinguent lorsqu'elles sont irriguées. Le maïs est en tête de liste. En effet, près de 79% des surfaces de maïs sont irriguées, ce qui garantit un rendement plus élevé, même en période de sécheresse. Le soja est également une culture rentable avec un système d'irrigation, avec 74% des surfaces irriguées. D'autres grandes cultures comme le blé ou encore les légumes frais, fraises et melons profitent également d'un système d'irrigation, avec respectivement 12% et 9% des surfaces irriguées. Il est cependant essentiel de prendre en compte les coûts de production, qui peuvent varier en fonction des cultures et des systèmes d'irrigation utilisés.

L'irrigation goutte à goutte est privilégiée par certains agriculteurs pour diverses raisons. Premièrement, cette méthode est plus économe en eau que l’irrigation par aspersion, avec une économie pouvant atteindre jusqu'à 30%. En effet, l'eau est délivrée directement aux racines des plantes, évitant ainsi les pertes par évaporation et ruissellement. Deuxièmement, l'irrigation goutte à goutte est également plus efficace en termes d'énergie. Elle fonctionne à basse pression, ce qui réduit sa consommation d'électricité. Troisièmement, elle offre une meilleure utilisation des engrais. L'eau mélangée aux engrais est distribuée directement à la zone racinaire, ce qui limite la lixiviation et optimise l'absorption des nutriments par les plantes. Enfin, l'irrigation goutte à goutte offre une automatisation facile, ce qui permet aux agriculteurs de gagner du temps et d'effort.